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Dans cette article, je vais aborder le concept de Second cerveau, de Note permanente, qui appartiennent au système Zettelkasten. Si ce mot ne vous dit rien, je vous conseille le super article de Everlaab (super blog que je vous conseille de suivre).

Contexte

J'ai mémoire il y a déjà 6 ans d'avoir déjà l'intention de créer, à l'époque j'imaginais un livre. Ca fait environ 4 ans que j'ai commencé mon Second cerveau numérique grâce à Obsidian. Grâce à ce second cerveau, mon envie de créer s'est renforcée avec l'espoir et l'envie d'appliquer les concepts du second cerveau à la création par les étapes suivantes : identification de sources, extraction de concepts, distillation des concepts et réutilisation de l'information. J'ai réussi à écrire quelques articles par ce biais, qui sont les premiers articles que j'ai publié sur ce blog et quelques articles de ma chaine Medium. Cependant, la plupart du temps je n'arrivais pas à finir un article, je le travaillais longtemps sans qu'il ne me plaise jamais, pour finir par passer au bout d'un moment à un autre article.

J'ai alors délaissé l'écriture quelques temps, trop longtemps à mon goût car l'envie de créer quelque chose aussi petit soit-il demeurait. Après quelque temps, je me suis relancé, je me suis remis à écrire en utilisant différemment mon système. Cet engouement nouveau et cette pause m'ont permis d'identifier les causes de mon incapacité à créer fluidement :

  • J'étais trop perfectionniste dans l'écriture de mes articles, j'avais envie de faire des articles parfaits : parfaitement sourcés, exhaustifs, clairs, autoportants. Problème : chaque sujet ouvre à plusieurs autres sujets, je n'arrivais jamais à finaliser un périmètre.
  • Je voulais absolument utiliser mon second cerveau de bout en bout pour créer, je refusais de créer si l'ensemble de mes sources n'étaient pas explorées et intégrer à mon second cerveau, si l'ensemble de mes concepts n'avait pas leur notes permanentes, et je m'astreignais a ne créer que par réutilisation de notes existantes.

En un mot : ma collection de connaissances me bloquait autant qu'elles me rendaient service.

Ma solution

J'ai appliqué à ma méthode de création une idée connue, simple mais puissante : j'ai accepté de lâcher prise, j'ai admis que j'ai des idées d'articles sur des sujets pas encore intégrés à mon second cerveau, et que je retire plus de joie à publier quelque chose qu'à faire un article parfait. Je me suis recentré sur ce qui est vraiment important à mes yeux : créer en écrivant, partager avec les autres mes idées et mes connaissances, pour s'enrichir mutuellement, sans pour autant m'imposer aux autres. J'ai accepté de ne pas avoir le système ultime avec les dernières tendances, mais un système imparfait qui m'aide à créer.

J'ai donc adapté mon système :

  • Certains articles utilise uniquement des connaissances déjà explorées et découpées dans mon système,
  • J'écris certains articles en même temps que j'explore les sources que j'ai identifié et que je découpe mes notes littéraires, je mets alors le concept et une ou 2 phrases de liaison directement dans mon draft d'article, en créant un rétrolien Obsidian pour chainer l'article et le concept quand les notes seront découpées,
  • J'écris parfois sans aucune note de mon système, parce que l'idée se dessine dans ma tête et que je souhaite la partager. Demain, j'envisage de transformer cette note en note littéraire à découper : pourquoi une idée nouvelle pour mon second cerveau devrait absolument venir d'autres personnes, et ne pourrait pas venir de ma réflexion ?

Mon second cerveau demeure toujours au cœur de ma création :

  • Il est le support de mon écriture : j'écris dans Obsidian, mes articles passent de mon incubateur à projets à mon dossier de projets puis à mes archives, les articles restent donc intégré à mon second cerveau,
  • Je continue à utiliser mes notes pour nourrir mes articles quand j'en ressens le besoin, me permettant d'enrichir mes idées par celle des autres pour rendre des articles plus riches et grandir moi-même
  • Mon second cerveau s'inscrit dans mon système plus large de gestion des connaissances personnelles, qui m'a permis de découvrir des logiciels comme Ollama et Scoop dont je parle dans certains articles.

Retour d'expérience après 3 articles

Je prend plus de cœur a écrire, car c'est une émanation directement de moi beaucoup moins contrainte donc je suis capable d'écrire plus, j'écris dès que j'ai une idée plutôt que de la noter en attendant d'avoir le temps d'identifier les notes utiles (j'écris beaucoup sur mon téléphone, donc trouver les notes utiles et les importer est moins facile que sur ordi). Concomitamment, j'ai arrêté d'écrire par IA pour commencer a rédiger moi même. Comme j'ai moins de barrières à franchir, la rédaction suite de près l'idée, l'écriture est plus naturelle, plus fluide (aussi plus littéraire et moins synthétique). Une idée ouvre plus naturellement à une autre idée, donc rédiger me rend plus inventif de nouveaux articles et m'apporte plus de plaisir.

Quand la collection limite la création : exemple de la hache

Autour des années 2000, un finnois du nom de Heikki Kärnä se demande comment il pourrait bien la hache à couper le bois. La hache a toujours eu la même forme dans l'histoire : une tête plate tranchante qu'on vient projeter avec force contre le bois. Pourtant, la meilleure solution identifiée par Heikki Kärnä a une forme très différente, qui utilise un bras de levier pour améliorer la découpe, intégrant ainsi un concept simple à un objet si bien connu (cf. source ci-dessous pour voir la tête de la hache).

L'exemple ici est criant : nous nous sommes toujours imaginé une hache plate car dans la collection historique de hache étant toujours la même, elle a limité notre capacité à imaginer de nouvelles têtes de haches plus efficaces, et finalement a bloqué notre capacité à identifier la forme de hache la plus efficace. La collection historique d'image de hache à limiter notre capacité à créer de nouvelles formes de haches.

Source

Conclusion

La première conclusion de ce retour d'expérience est : planifiez avant de vous lancez. Pas besoin d'avoir un plan détaillé bien sûr, mais juste les grandes lignes pour que une fois lancé, vous ne vous perdiez pas dans l'action. C'est à mon sens l'action nécessaire pour aligner ses actions à ses objectifs et éviter de se perdre dans la réalisation. Dans mon cas, c'est en me fixant l'objectif de publier tel jour que je me suis rendu compte que mon système ne me permettait pas de remplir mes objectifs et qu'il n'était donc pas adapté à mon besoin.

La deuxième conclusion est que quelque soit le système qu'on utilise, l'organisation doit soutenir la création : le système doit supporter le livrable. Je me rend compte maintenant que je faisais l'inverse : je mettais la création au service du système. Identifiez ce qui est important pour vous : est-ce de créer ou est-ce autre chose ? Puis une fois identifié, organisez-vous pour répondre à ce besoin et planifiez à grosse maille vos prochaines actions pour ne pas vous perdre dans la réalisation. Dans mon organisation, je planifie la veille au soir pour le lendemain par exemple. Et vous, comment utilisez-vous votre second cerveau pour en tirer parti pleinement dans la réalisation de vos projets ?

A très vite 🙂

Différencier la collection de la création

Retour d'expérience : comment mon second cerveau m'a un temps empêcher de créer, et comment je m'en suis sorti